11 mai
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Bah çà alors, au moment de saisir la pochette que vous avez sans doute sous les yeux, je dois avouer que j’ai eu un moment de doute….alors comme çà il ne serait pas mort ? quel sacré farceur ! Non, vous avez bien compris que ce n’est certainement pas avec Michael Jackson que j’ai confondu l’individu sur la pochette, mais bel et bien avec la star des nuits 80s parisienne, le novo dandy destroy Alain Pacadis et c’est vrai que la ressemblance est frappante et sans doute voulue.
Clubber invétéré, ami de tout ce que la nuit compte de créatures… nocturnes, une culture musicale encyclopédique et pointue et (même si je ne connais pas particulièrement la vie de Guetta) une consommation honorable de produits divers et variés permettant de tenir toute la nuit sur le dancefloor, il n’y a pas à dire, les points communs ne manquent pas entre David et son jeune homme chic de prédécesseur. Mais, tandis que l’un officiait dans l’alter-littérature branchée et élitiste au possible, l’autre avec une régularité sans faille déverse une musique sans âme débitée au kilomètre dont le seul but est bien évidemment de faire bouger les popotins.
Sur ce One Love (s’il ne s’est pas pris les pieds dans ses dreads, Bob doit se retourner dans sa tombe) David nous donne pour la énième fois la recette miracle pour pondre de la musique à gogo et en vendre des charters entiers: un gros boumboum bien régulier et des guests qui viennent brailler dessus des paroles pleines de peace, love et harmony, assez peu raccord avec le pillonnage que l’on entend derrière. Pour les guests, là on est servi, c’est bien simple, il n’y a pas un titre où il n’y en ait pas ! Donc çà braille à qui mieux mieux, bien raccord avec l’ambiance défonco-bourré qui reigne sur la piste, çà tape bien dans la tête, non c’est du bel ouvrage…
Fut un DJ qui se faisait appeler Manu le Malin, pas de doute cependant, le plus malin de tous c’est bien tonton David et sa tatie de moitié qui ont su faire de leur nom un label de qualité et de crédibilité à coller sur toute la sombre daube qu’ils produisent… voilà c’était mon avis qui n’engage que moi !
Note : 2 / 5
OK, j’admets que la cible est facile et mon geste un peu vain. Mais tout de même….
Comme la première vague « french touch » (Daft Punk, Air, Cassius…), Mirwais (producteur de deux albums de Madonna) ou le duo Justice, David Guetta rencontre un franc succès à l’international. Il est même numéro 1 aux « States ». Prouvant une fois de plus que la scène électronique française (tout comme la variété) aura réussi là où le rock hexagonal aura toujours échoué : s’exporter hors de nos frontières.
Que ce DJ sans doute talentueux mais compositeur/producteur exécrable soit considéré comme le porte-drapeau de la musique électronique (française ou pas d’ailleurs) est un véritable crève-cœur pour les amoureux de celle-ci. Car il n’y a RIEN de commun entre ce gars-là et Kraftwerk, les pionniers de Chicago, les sorciers de Detroit, les surdoués du label WARP et même les plus commerciaux Daft Punk, Fatboy Slim, Chemical Brothers, Laurent Garnier ou Miss Kittin & The Hacker. En dehors du fait que tous utilisent des instruments électroniques. Comme Tokio Hotel, BB Brunes, Clash et Rolling Stones évoluent en guitare(s)-basse-batterie…. Quel que soit le style musical, ce qui fait la différence c’est l’engagement artistique, l’inspiration, la personnalité, la consistance musicale et le talent.
Non, Monsieur Guetta a plus à voir avec les bimbos siliconées du « R&B » (comme le montre le featuring avec une ex-Destiny Child).
Arrêtons le massacre !!!
Note : 1 / 5
Un bon album (si l’on aime la techno bien sûr), avec des morceaux très actuels et assez variés grâce au concept choisi par D. Guetta : la collaboration avec un artiste différent sur chaque piste. A écouter d’urgence, pour retrouver les tubes appréciés en radio et découvrir le reste qui vaut aussi le détour. Bonne écoute !
Note : 4 / 5
Ce ne sont pas les titres qui passent à la radio qui sont les meilleurs dans cet album. A découvrir.
Note : 5 / 5
Envoi rapide – Mais article pas tout à fait conforme à la demande (Version 1 CD au lie de version 2 cd)
Note : 5 / 5