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23 juil

Sibelius : Concerto Pour Violon Op.47 – Schoenberg : Concerto Pour Violon Op.36 ~ Hilary Hahn, Esa-Pekka Salonen

HILARY HAHN interprète une œuvre romantique parmi les plus populaires du répertoire classique : le Concerto pour Violon de Sibelius. La violoniste nous avait déjà surpris en proposant dans son album précédent une association hors du commun, PAGANINI / SPOHR. Elle récidive ici en couplant Sibelius, avec une oeuvre rare de SCHOENBERG, le Concerto pour violon, considéré comme l’une des pièces les plus difficiles du répertoire pour violon. Comme à l’accoutumée, Hilary Hahn sait surprendre et amadouer un public large, par la prouesse et la virtuosité de son jeu… A noter qu’elle est superbement épaulée par un chef d’orchestre de taille, ESAPEKKA SALONEN, que bon nombre d’entre nous ont pu découvrir cet hiver dans le cycle Sibelius donné à Pleyel.

1. Poco Allegro Esa-Pekka Salonen
2. Violin Concerto, Op.36 – 2. Andante Grazioso Swedish Radio Symphony Orchestra
3. Finale. Allegro Swedish Radio Symphony Orchestra
4. Violin Concerto In D Minor, Op.47 – 1. Allegro Moderato Swedish Radio Symphony Orchestra
5. Violin Concerto In D Minor, Op.47 – 2. Adagio Di Molto Swedish Radio Symphony Orchestra
6. Violin Concerto In D Minor, Op.47 – 3. Allegro, Ma Non Tanto Swedish Radio Symphony Orchestra

  • Chef d’orchestre: Esa-Pekka Salonen
  • Compositeur: Jean Sibelius/Arnold Schönberg
  • CD (24 mars 2008)
  • Nombre de disques: 1
  • Label: Deutsche Grammophon
  • ASIN : B0011WMWUW

Prix : EUR 6,98

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  1. 23/07/2010 à 11:34 | #1

    En écoutant les divers disques de Hilary Hahn on reste toujours dubitatif. C’est tellement joli! La maîtrise technique de l’instrument ne peut prêter le flanc à aucune critique! et pourtant … ce serait tellement beau si la personnalité de l’interprète était au niveau de sa technique !
    Note : 1 / 5

  2. 23/07/2010 à 12:17 | #2

    Quelle incroyable revelation que celle de la decouverte de ce swedish royal orchestra. Au dela de l’immmense emotion que procure cette musique, si parfaitement ecrite, c est l’interpretation qui en est, a proprement parler, totalement epoustouflante.

    Rarement musique « contemporaire » n’a sonné si juste, si delicate et si pregnante.

    Ce n est qu une premiere ecoute mais il fallait que sans tarder je vous fasse part de mon ravissement.

    Sans doute LE disque de l’année
    Note : 5 / 5

  3. 23/07/2010 à 13:31 | #3

    Comme je suis fana, géneralmente, de Sibelius, c’est pas bizarre que je aime ce ouvre: en revanche, méanmoins comme (presque)je seré octogenaire, j’ai la idée que dans le vingtiéme-et-un siecle il faut avour aussi musique pour accompagne notre technologie, comme electricité generé par force atomique, l’informatique generé par l’electron et specifiquement c’est pour cette raison j’aime quelcun’s de ouvres de le calé composer Schoenberg.

    Quant pour Hilary Hahn c’est clair elle à une sentiment de grande sympatie pour certain dimensions du cerveau de Schoenberg.

    Mais, au fins du temps, comme on dit, « chacun a son gout ».
    Note : 4 / 5

  4. 23/07/2010 à 15:26 | #4

    Ce CD nous présente une magnifique interprétation du concerto pour violon de Schoenberg. Malgré les difficultés techniques amplement reconnues de ce concerto, Hilary Hahn arrive à nous les faire oublier et à nous montrer l’essentiel de l’œuvre dans un langage mûr mais sans prétentions.

    Si bien l’interprétation du concerto de Schoenberg est magnifique, et que ça justifie largement l’achat de ce CD, celle du concerto de Sibelius me semble ne pas être à la hauteur pour plusieurs raison que j’exposerai par la suite.

    Le premier mouvement de ce concerto est très profond et mystérieux. Je trouve qu’il a besoin d’un son plus profond que celui qui nous propose Hilary : je trouve que le son du violon d’Hilary est un peu mince, en particulier pour cette œuvre. Les trilles et les gammes en général manquent de dynamisme et du coup elles peuvent paraître assez aplaties. Il y a un manque assez marqué d’alternances de tempo, lesquelles sont essentielles dans l’œuvre. Les nuances n’ont pas non plus les contrastes qu’on attend, et donc malgré que l’œuvre soit un vrai monument, cette interprétation est assez plate. L’orchestre n’aide pas beaucoup non plus car elle manque aussi d’émotion. Mais ce qui dérange le plus pour moi c’est qu’Hilary Hahn donne l’impression d’essayer de montrer une profondeur de l’œuvre qu’elle n’a pas encore tout à fait comprise, en jouant trop lentement pendant tout ce mouvement. Cette lenteur est beaucoup trop exagérée juste avant la dernière partie, où il y a une très forte accélération du tempo : je pense que cette lenteur avant la fin était voulue, peut-être pour nous donner un bon contraste du tempo, mais par défaut. A mon avis, la toute dernière partie est la plus intéressante et impressionnante du point de vue technique, mais ces quelques minutes vers la fin ne suffisent pas à nous réveiller complètement.

    Ensuite il y a le deuxième mouvement : celui-ci est très bien réussi, le meilleur parmi les trois, sans aucun doute, avec des lignes mélodiques très bien définies et d’une extrême beauté. Ici Hilary Hahn arrive à donner une expression vraiment touchante. Le son des doubles cordes est magnifique. Les gammes montrent le fil conducteur, en nous donnant l’impression que ca mène vraiment quelque part et on entend vraiment l’effort d’Hilary pour mettre en valeur chaque note.

    Quant au troisième mouvement, à mon avis il manque de force de la part du violon. C’est une interprétation réussie du point de vue technique mais qui manque un peu du caractère essentiel du mouvement. Ni Hilary ni l’orchestre à la tête d’Esa-Pekka Salonen arrivent à mettre en valeur le caractère macabre, et pour moi c’est ce côté-là qui place ce concerto dans un lieu important dans l’histoire de la musique. Dommage, car toutes les conditions techniques sont présentes.

    En conclusion, si vous cherchez le concerto de Schoenberg, je vous recommande vivement ce CD, mais si vous cherchez une version du concerto de Sibelius, je vous déconseille d’acheter ce CD : pour moi la version d’Anne-Sophie Mutter enregistrée 12 ans avant celle-là reste la version de référence de ce concerto.
    Note : 4 / 5

  5. 23/07/2010 à 15:48 | #5

    Heifetz avait refusé de jouer le Concerto op. 36 de Schoenberg (mais se vantait en privé, dit-on, d’être celui à qui Schoenberg avait pensé pour le créer). Cette anecdote résume les malheurs de l’œuvre, que les violonistes hésitent à programmer alors qu’elle requiert un virtuose accompli. C’est en soi une excellente nouvelle qu’Hilary Hahn ait tenu à l’enregistrer, et qu’elle mette ses qualités et sa notoriété au service de ce qui reste une des grandes œuvres du genre, le successeur sériel, monumental et pourtant mélodique des Concertos de Beethoven et de Brahms. Le résultat est à la hauteur des attentes ainsi suscitées. Le plus important dans Schoenberg, à part la grande ligne, est de rendre justice à l’expressivité contenue dans une musique qui n’a rien d’abstrait. Même si par tempérament, elle reste ennemie du pathos, Hilary joue cette musique avec sensibilité. Elle est aidée par Salonen qui va lui aussi dans le bon sens. C’est toujours dans le finale qu’elle se libère le plus complètement, combinant beauté du geste et paroxysme musical.

    Rappelons qu’on peut toujours entendre le talentueux créateur de l’œuvre, Louis Krasner, dans un concert survolté avec Dimitri Mitropoulos (Orfeo). On ne trouve plus en revanche, la version fervente de Christiane Edinger et Bruno Maderna (Arkadia).

    Le complément est moins important, à mon avis. Dans l’inusable Sibelius, il y a tant de réussites mémorables (chacun a sa liste) et je pense -malgré un style toujours pur et l’animation du finale, qu’Hilary Hahn peut le jouer mieux encore (comme le Beethoven chez Sony, qui n’est pas son dernier mot). C’est le Schoenberg qui fait la valeur de ce disque, et qui nous rappelle sur quelle exigence, sur quelles qualités la réputation de la violoniste est fondée.
    Note : 5 / 5

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