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21 juil

Brahms – Un Requiem allemand ~ Laurence Equilbey, Sandrine Piau, Stéphane Degout, Johannes Brahms, Brigitte Engerer

Je me suis livré à une noble occupation : arranger mon œœuvre immortelle, afin qu’elle fasse à son tour les délices des âmes à quatre mains…” C’est ainsi que Brahms annonce à son éditeur en 1869 avoir terminé une réduction pianistique de son monumental Requiem allemand. Partition qui fera beaucoup pour la renommée de l’œuvre à cette époque d’avant le disque, et qui sera même utilisée pour accompagner sa première représentation dans la digne Angleterre victorienne, avec un modeste chœur de trente chanteurs. C’est cette version dite “de Londres” que propose le présent enregistrement. Version allégée de la partition, certes, mais loin d’être “light”. Plutôt, comme le dit l’écrivain Richard Millet, “son versant secret, ombreux, exposé par le dialogue du piano et des voix à une clarté plus intime qu’avec l’orchestre…” Cet éclairage nouveau, inattendu est révélé par une distribution idéale. L’écriture pour piano de Brahms – rugueuse, puissante – est magnifiée par les deux interprètes romantiques que sont Brigitte Engerer et Boris Berezovsky. Les solos éloquents sont assurés par deux des meilleurs représentants de la jeune école française, Stéphane Degout et Sandrine Piau. Surtout, les parties chorales qui portent de bout en bout le message d’une consolation certaine devant la fatalité de la mort, parmi les plus émouvantes de tout le répertoire, sont confiées au chœur de chambre Accentus. Après le triomphe de leur récent disque de transcriptions, point n’est besoin de démontrer les affinités de cet ensemble avec le romantisme allemand. Mais il n’est pas excessif de dire qu’ici, de nouveau sous la direction inspirée de Laurence Equilbey, ils renouvellent totalement l’approche de l’un des plus grands chefs-d’œ’œuvre du dix-neuvième siècle.

1. Un Requiem Allemand, Opus 45 : Selig Sind, Die Da Leid Tragen
2. Un Requiem Allemand, Opus 45 : Denn Alles Fleisch, Es Ist Wie Gras
3. Un Requiem Allemand, Opus 45 : Herr, Lehre Doch Mich
4. Un Requiem Allemand, Opus 45 : Wie Lieblich Sind Deine Wohnungen
5. Un Requiem Allemand, Opus 45 : Ihr Habt Nun Raurigkeit
6. Un Requiem Allemand, Opus 45 : Denn Wir Haben Hie Keine Bleibende Statt
7. Un Requiem Allemand, Opus 45 : Selig Sind Die Toten, Die In Dem Herren Sterben

  • CD (2 mars 2004)
  • Nombre de disques: 1
  • Label: Naive
  • ASIN : B0001EKZLE

Prix : EUR 6,99

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  1. 21/07/2010 à 13:43 | #1

    Grandiose, tel est ce Requiem allemand de Brahms qui brille, ici, d’un éclat et d’une fraicheur incomparable (je n’ai jamais entendu une telle version!!). Une musique pour les amoureux de l’art de la nuance. A découvrir de toute urgence.
    Note : 5 / 5

  2. 21/07/2010 à 16:15 | #2

    Le requiem Allemand fascine par sa puissance et son expressivité. Il peut aussi un peu décourager, en tous cas dans certaines interprétations avec orchestre, par une certaine pesanteur. Cet enregistrement de la version pour choeur et piano à quatre mains (de Brahms lui-même, et qui n’est pas une simple « réduction ») préserve la grandeur de l’oeuvre et magnifie, par sa limpidité, l’introspection tour à tour douloureuse et sereine qui l’inspire. L’extraordinaire cohésion du choeur Accentus et la direction précise, acérée, riche de contrastes, de Laurence Equilbey nous valent ce tour de force. Mais l’on doit aussi saluer le jeu très équilibré des pianistes, Boris Berezovsky et Brigitte Engerer. A noter enfin, en introduction du livret, le très beau texte de Richard Millet.
    Note : 5 / 5

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