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31 août

Beethoven – Symphonie n°6 – Copy control ~ Carlos Kleiber, Orchestre Symphonique de Bavière

1. Symphonie N°6, Opus 68 « Pastorale » : Allegro Ma Non Troppo
2. Symphonie N°6, Opus 68 « Pastorale » : Andante Molto Mosso
3. Symphonie N°6, Opus 68 « Pastorale » : Allegro
4. Symphonie N°6, Opus 68 « Pastorale » : Allegro
5. Symphonie N°6, Opus 68 « Pastorale » : Allegretto
6. Applaus – Carlos Kleiber & Ludwig Van Beethoven

  • CD (9 mars 2006)
  • Nombre de disques: 1
  • Label: Orfeo d’Or
  • ASIN : B0000YO7ZA

Prix : EUR 15,52

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  1. 31/08/2010 à 10:06 | #1

    J’écoute cette symphonie depuis l’âge de 10 ans et possède de nombreuses versions… J’avais une préférence pour la version de Carl Schuricht avec l’orchestre du conservatoire sorti en stéréo en vinyl et en mono en CD Les Symphonies ?

    Je ne pensais pas être surpris par une interprétation parmi toutes celles que j’ai écoutées. Eh bien, cette version pourtant tirée d’une simple K7 remasterisée m’a fait redécouvrir ce chef d’oeuvre. Indispensable pour les fans de Beethoven mais aussi pour ceux qui veulent comprendre combien l’interprétation est capitale.
    Note : 5 / 5

  2. 31/08/2010 à 10:24 | #2

    Toujours eu envie de rencontrer Beethoven? Ce CD vous en offre l’occasion tant cette Pastorale semble fraichement composee, toute juste sortie du four, croustillante et doree a point! Kleiber reussit le tour de force d’etre transparent de sorte que l’auditeur est en contact direct avec le compositeur et se retrouve transporte deux siecles plus tot. Kleiber est tactile et c’est une epoque qu’il nous conte, pas d’une maniere abstraite, intellectuelle, mais bien reelle, senteur de terre fraichement labouree, kermesse de village etc…

    Quelle contraste que cette sixieme surtout apres l’elegance viennoise de la quatrieme, un autre tour de force de Kleiber; oui, les Viennois ont du s’aerer en ecoutant cette symphonie pour le premiere fois. Et c’est justement ce privillege que ce CD nous restitue.

    C’est l’Art de Kleiber de nous faire comprendre Beethoven, et comment il passe de son carnet de voyage au recit plus fin de son escapade aupres de la bonne societe, ce que le mouvement final revele. Nul autre chef d’orchestre a su transcrire cette subtile mais capitale nuance.

    Les tempi peuvent surprendre mais en fait sont ceux du compositeur! A l’heure ou les solistes de tout poils prennent leurs aises avec les tempi, certains denaturant l’oeuvre au passage, tellement imbus de leur personne remisant le compositeur au titre de faire valoir, ce respect fait du bien.

    En conclusion, j’aimais la version de Monteux que j’associerai toujours avec ma decouverte de la Crete en Mai 82, mais ici c’est un autre registre, unique, sensible, vrai, sincere, puissant aussi. Un grand coup de vent qui depoussiere!
    Note : 5 / 5

  3. 31/08/2010 à 11:43 | #3

    Ce disque est un témoignage unique et irremplaçable d’un artiste d’exception.

    On le sait, les disques de Carlos Kleiber sont rares et précieux mais celui-ci l’est tout particulièrement et à plus d’un titre.

    Il s’agit en effet de la seule et unique interprétation de la symphonie pastorale par le maitre (alors que l’on dispose de plusieurs 4è ou 7è), de surcroit la restauration de la captation de concert tient du petit miracle, en effet, les bandes d’origine s’étaient fortement détériorées et c’est à partir d’une cassette audio que le repiquage a été fait.

    La conséquence de ces conditions spéciales est un son un peu vert et acide mais remarquablement présent et qui nous fait encore plus ressentir l’urgence du concert, et lorsque l’orage éclate l’on est littéralement cloué sur son siège tant la présence de l’orchestre est saisissante et le geste du chef impérieux.

    Le véritable miracle reste bien entendu l’interprétation de Kleiber, les mots sont insuffisants pour décrire la grandeur et l’urgence d’un tel concert, le public ne s’y est pas trompé, tardant à applaudir tellement il était saisi puis explosant d’enthousiasme.

    Tout mélomane digne de ce nom se doit de posséder un tel trésor.
    Note : 5 / 5

  4. 31/08/2010 à 13:00 | #4

    Les superlatifs manquent pour décrire l’expérience (car c’en est une) que constitue l’écoute de ce concert. On est d’abord dubitatif, presque déçu (la prise de son de concert y est pour beaucoup), et puis la tension du concert monte, les tempis de Kleiber (très rapides, d’autant qu’il n’effectue aucune reprise) aidant. La maîtrise absolue qu’il obtient de l’orchestre est faramineuse, on est frappé par la beauté des phrasés, et on se retrouve vite grisé, emporté dans une sorte de transe quand éclate l’orage, le plus beau de toute la discographie (les timbales , les cordes graves qui grondent !), qui enchaîne sur le dernier mouvement, appolinien, sublime (les cors !)
    Quand on sait que Kleiber n’a dirigé cette oeuvre qu’une seule fois, on ne peut que remercier le preneur de son pour un tel cadeau. Et l’on comprend l’état des spectateurs présents ce soir-là, qui, passé le dernier accord, n’osent pas applaudir, avant de laisser éclater le triomphe mérité (le disque a opportunément conservé ce moment magique).
    Ce chef est un génie, et puis c’est tout.
    Note : 5 / 5

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