Ellington At Newport 1956 ~ Duke Ellington

Disque : 1
1. Star Spangled Banner
2. Father Norman O’Connor Introduces Duke & The Orchestra/Duke Introduces Tune &…
3. Black And Tan Fantasy
4. Duke Introduces Cook & Tune
5. Tea For Two
6. Duke & Band Leave Stage/Father Norman O’Connor Talks About The Festival
7. Take The A Train
8. Duke Announces Strayhorn’S A Train & Nance/Duke Introduces Festival Suite,Par…
9. Part I : Festival Junction (Live)
10. Duke Announces Soloists; Introduces Part Ii (Live)
11. Part Ii : Blues To Be There (Live)
12. Duke Announces Nance & Precope; Introduces Part Iii (Live)
13. Part Iii : Newport Up (Live)
14. Duke Announces Hamilton, Gonsalves, & Terry/Duke Introduces Carney & Tune
15. Sophisticated Lady (Live)
16. Duke Announces Grissom & Tune (Live)
17. Day In, Day Out (Live)
18. Duke Introduces Tune(S) And Paul Gonsalves Interludes (Live)
19. Diminuendo In Blue And Crescendo In Blue (Live)
20. Announcements, Pandemonium (Live)
21. Pause Track
Disque : 2
1. Duke Introduces Johnny Hodges
2. I Got It Bad (And That Ain’T Good) Live
3. Jeep’S Blues (Live)
4. Duke Calms Crowd; Introduces Nance & Tune
5. Tulip Or Turnip
6. Riot Prevention
7. Skin Deep
8. Mood Indigo
9. Studio Concert (Excerpts)
10. Father Normal O’Connor Introduces Duke Ellington/Duke Introduces New Work,Par…
11. Part I : Festival Junction
12. Duke Announces Soloists; Introduces Part Ii
13. Part Ii : Blues To Be There
14. Duke Announces Nance & Procope;Introduces Part Iii
15. Part Iii : Newport Up
16. Duke Announces Hamilton,Gonsalves,& Terry/Duke Introduces Johnny Hodges
17. I Got It Bad (And That Ain’T Good)
18. Jeep’S Blues (Studio)
- CD (20 avril 2009)
- Nombre de disques: 2
- Label: Strategic Marketing
- ASIN : B001U14IQ0
Prix : EUR 4,49
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Le Duke, sa formation, le velouté des arrangements, la recherche de l’esthétique, le talent de compositeur, l’homme qui fait swinguer le jazz jusqu’à lui donner des harmonies ravéliennes tout en gardant le rythme, la pulsation, le timing. Pas de doute il savait y faire…et aussi faire de son orchestre, grâce à ce solo (le solo du siècle si on regarde ça du point de vue du RYTHME, DE L’ENERGIE ET DE L’IMPROVISATION) dont Paul G. nous gratifie dans « Diminuendo and crescendo in blue », une machine à produire une explosion nucléaire. On ne batifole plus, on moissonne, on vendange, on engrange et on pétrit la pâte avec à la sortie un des PLUS GRANDS MOMENTS D’INSPIRATION ARTISTIQUE JAMAIS ENTENDUS, comme ça au débotté, sous l’effet de la chaleur, de l’ambiance et des hurlements, grognements et autres encouragements d’une foule, de musiciens et d’un Duke littéralement arrachés du sol.
Un tel souffle, ça méritait bien quelques lettres majuscules.
Note : 5 / 5
Où en est Duke à cet époque ? De 1947 à 1951, le compositeur cesse pratiquement de composer et fait plusieurs tournées dont une européenne où le groupe joue 74 spectacles en 77 soirs.
En 1951, l’orchestre d’Ellington perd beaucoup de lustre avec le départ de Sonny Greer, Lawrence Brown et Johnny Hodges qui veulent évoluer en solo. Malgré tout, Duke continue de faire plusieurs apparitions dans différentes émissions télévisées.
La prestation dEllington au festival de Jazz de Newport en 1956 lui redonne de la visibilité et un nouveau public commence à sintéresser à sa musique.
Ce live est un bonheur du début à la fin.
Mais qu’est-ce que ça swingue ! Les cuivres y sont magnifiques et Duke en grand orchestrateur de ce joli petit monde nous livre des sessions exquises à l’écoute. On entend même les soupirs et les rires de satisfaction de Duke quand ça swingue grave ! .. Pour ceux qui n’aime pas le Jazz, on ne peut pas dire que ce soit un jazz difficile d’écoute.
Concernant les longs chorus de sax, pour ma part j’aime assez comme dans le Funk où les titres de Georges Clinton font 20 minutes sur scène. Pour le Solo de sax de 14 minutes légendaire critiqué dans le com de j-jp, PRINCE nous a donné une sorte d’explication dans son interview au magasine « Vibrations » en 2001 :
VIBRATIONS : Quelles sont vos plus mémorables jam sessions?
PRINCE : Il y en a tellement… Je me souviens de «Courtin Time» et de mon saxophoniste Eric Leeds prenant un solo de vingt minutes. Il m’avait fait écouter l’album «Duke Ellington Live in Newport» avec ces chorus de Paul Gonsalves. Il m’avait expliqué que la raison pour laquelle le solo était si long est qu’une femme était montée sur la scène et avait commencé à danser, alors naturellement personne ne voulait que ça s’arrête. C’est cette vibration que je veux capturer. Quand j’ai joué avec Miles Davis, on a enregistré de la musique indescriptible, des longues improvisations que j’ai bien l’intention de sortir un jour….
Ce chorus je l’aime assez tout comme celui du titre « Knock Yourself Out (Live Version) » de TOWER OF POWER
Ce disque de Duke Ellington est un monument ! seul bémol : les présentations par Duke qui sont un peu agaçantes à chaque écoute… Mais bon, c’est un live et c’est dérisoire.
Note : 5 / 5