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10 juin

The Times They Are A-Changin’ ~ Bob Dylan

Reissue of the 1963 album. Comes in a paper sleeve based on the design of the original USA LP, with a replica obi strip. Digitally remastered.Limited release.

1. The Times They Are A-Changin’
2. Ballad Of Hollis Brown
3. With God On Our Side
4. One Too Many Mornings
5. North Country Blues
6. Only A Pawn In Their Game
7. Boots Of Spanish Leather
8. When The Ship Comes In
9. The Lonesome Death Of Hattie Carroll
10. Restless Farewell

  • CD (20 juin 2005)
  • Date de sortie d’origine: 13 janvier 1964
  • Nombre de disques: 1
  • Label: Strategic Marketing
  • ASIN : B0009JK0R0

Prix : EUR 5,34

En savoir plus : The Times They Are A-Changin’ ~ Bob Dylan

  1. 10/06/2010 à 12:41 | #1

    De nos jours encore les paroles de Dylan dans cet album ont de l’impact, et beaucoup de films s’en servent dans leurs BOs : « The Times They Are A-Changin’ » a été repris dans Watchmen, « With God On Our Side » dans le générique de fin de W. d’Oliver Stone. Un équilibre parfait entre chansons qui rappellent le vieux Ouest, et des paroles très engagées pour l’époque (et même pour aujourd’hui aux USA) qui avaient fait grincer des dents. On ressent l’émotion transmise par Dylan, avec son jeu guitare/harmonica parfois hésitant techniquement mais toujours très juste au niveau des mélodies. Les titres s’enchaînent sans lassitude aucune, on pourrait écouter cet album une fois par jour sans jamais s’en lasser. Et évidemment cette fois si particulière, avec cet accent du Midwest à faire frissonner, un bon entraînement pour les anglophiles… Et la production sonore reste authentique, pas du tout surfaite, comme il se doit.
    Note : 5 / 5

  2. 10/06/2010 à 14:31 | #2

    Cet album est un chef d’oeuvre. Dylan est dans sa période  » Protest Song » comme tout le monde dirait. Des morceaux comme Only a Pawn in their Game( interprété lors de la marche sur Washington), When the ship comes in ( écrite en une nuit selon Joan Baez),with god on our side et The Time’s They Are A-changin’ sont tout simplement culte désormais et l’album lui même également.

    A acheter les yeux fermès.
    Note : 5 / 5

  3. 10/06/2010 à 14:55 | #3

    Huit mois après la sortie de The Freewheelin’ paraît The Times They Are A-Changin’ (1964), disque plutôt sombre. Cet album consacre Bob Dylan comme le porte-parole de la jeunesse contestataire américaine. Nous sommes en présence d’un excellent disque du premier au dernier titre mais il a contre lui d’être sorti après The Freewheelin’ et c’est encore dans toutes les mémoires. Il va puiser l’inspiration dans l’encre noire de l’actualité brûlante du moment proposée, hormis le contexte social et les conflits, par le rêve de Luther King et l’assassinat de Kennedy. Plusieurs titres vont sortir de cette propension à faire de l’excellente écriture : The Times They Are A-Changin’ (hymne pour les démunis et les opprimés), Only A Pawn In Their Game, With God On Our Side, The Lonesome Death Of Hattie Carroll. The Ballad Of Hollis Brown et One Too Many Mornings (ballade mélancolique sur la fragilité de l’amour) sont tout aussi grandioses. When The Ship comes In (aux références religieuses) deviendra, en 1968, un hymne repris par les gauchistes. Bob Dylan, après The Times, lassé de son statut de chanteur contestataire abandonnera ce lourd costume et rentrera quelques temps dans sa coquille. Un autre Bob Dylan verra le jour mais que celui-ci était un génie. A acheter d’urgence.
    Note : 5 / 5

  4. 10/06/2010 à 16:22 | #4

    Cet album enregistré entre le 6 aout et 24 octobre 1963, sort le le 24 octobre 1964 et constitue le sommet de la carrière de Bob Dylan en tant que chanteur contestataire.

    Les temps changent en effet et vite même en ce début des années soixante, Martin Luther King a fait un drôle de rêve et JFK a été stoppé net à Dallas. C’est dans ce contexte tourmenté que le « Zim » écrira quatre de ses chansons contestataires les plus virulentes : « The Times They Are A-Changing », « Only A Pawn In Their Game », « With God On Our side » et « The Lonely Death Of Hattie Carroll » qui figureront d’ailleurs sur cet album légendaire.

    On se rend compte ici que le génie de Dylan tient dans l’universalité de ses chansons,en effet un titre comme « The Times They Are A-Changing » a une signification bien particulière dans le contexte de la lutte pour les droits civiques aux USA au début des années 60, mais elle est également devenue un véritable hymne pour tous les démunis et les opprimés.

    Dylan abandonnera peu après le costume de chanteur contestataire, et en relisant les paroles de la dernière chanson de ce disque « Restless Farewell » nous confie que « ses pieds bougent rapidement et le portent vers l’avenir ».

    La deuxième phase de sa carrière commence ….
    Note : 5 / 5

  5. 10/06/2010 à 17:07 | #5

    D’abord, c’est vraiment appréciable que Columbia ait remasterisé ce disque, car on voit bien que ça sert à quelque chose, à commencer par la pochette, comparez avec l’ancienne, on aurait dit une mauvaise photocopie. En plus, la photo est magnifique. Dylan, dans sa pleine jeunesse, il est aussi beau que Howe Gelb de Giant Sand, c’est pour dire ! Ensuite, parce que c’est l’occasion de s’intéresser à un excellent Dylan, plutôt méconnu, il faut dire, difficile de passer après un chef d’oeuvre comme The Freewheeling. Ce disque est pourtant excellent de bout en bout. Le morceau titre, protest song bien connue n’est pas le meilleur titre de l’album. Je conseillerais l’écoute de The Ballad of Holly Brown, ou One Too Many Morning, des morceaux fabuleux que Dylan reprend encore sur scène. C’était le premier album entièrement composé par Dylan, son « Hard Days Night » à lui, quoi … il faut savoir que c’était très rare à l’époque, surtout dans le folk où les producteurs préféraient exploiter des standards. C’est un disque assez sombre, que l’on qualifie parfois de politique, et c’est vrai que c’est ce disque qui a donné à Dylan une image de protest singer, alors qu’en fait, il s’agit seulement d’un disque personnel écrit par un jeune homme tout aussi intéressé par le monde qui l’entoure que par Tchekhov ou Raimbaud. Comparé à son prédecesseur, Times peut paraître moins intéressant, mais par rapport à n’importe quel autre standard, c’est un chef d’oeuvre, comme tout ce que Dylan a enregistré entre 62 et 68. Et même parfois après. Non ?
    Note : 5 / 5

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